Lettre d’information – Janvier 2012

Voici déjà 2 mois que nos belles laitières sont dans leur nouveau logement et leur air paisible nous laisse penser qu’elles en apprécient le confort et l’espace (on s’habitue vite aux bonnes choses !). Ainsi, pendant que certaines prennent un repos bien mérité dans les confortables logettes couvertes de paille dorée, d’autres se dégourdissent les pattes en se promenant avec nonchalance vers « l’espace bien être » ou jusqu’à l’aire d’alimentation pour y croquer une brindille de bon foin odorant, pendant que d’autres font un brin de causette ou un petit câlin…
Au moment venu, elles viennent maintenant toutes seules dans la salle de traite et savent qu’à la sortie les attend un repas copieux (foin, regain, luzerne et céréales bio dont elles sont friandes). Et comme elles sont heureuses et bien nourries, la production de lait souvent un peu plus faible en hiver est, cette année, satisfaisante. Ce qui me permet de compléter vos paniers avec du bon beurre fermier. Et aujourd’hui, justement, comme tous les lundis, c’est le jour de la fabrication du beurre. C’est une tache délicate que, contrairement à toutes les autres fabrications, je suis la seule à maitriser. Car c’est tout un savoir faire qui m’a été transmis à mon arrivée à la ferme, il y a 25 ans, par ma belle mère
Jeanne. Il s’agit de malaxer longuement à la main le beurre issu du barattage de la crème, en le rinçant régulièrement sous l’eau froide afin de faire sortir au maximum le petit lait (babeurre) qui lui donnerait un mauvais goût de rance. La difficulté est de malaxer longuement le beurre sans le réchauffer entre ses mains sinon il devient collant et difficile à manipuler. Donc il faut bien maitriser la température de la crème avant barattage, de l’eau de lavage et trempage du beurre, et de la pièce où on travaille et surtout ne pas avoir les mains chaudes. C’est un travail entièrement manuel (sauf le barattage), long et fastidieux qui me prend chaque lundi 3 à 4 heures, mais le résultat en vaut la peine car très apprécié par les amateurs de bon beurre fermier.

 

Depuis le mois de novembre, nous avons eu la naissance de :

-GOMERA le 27 novembre (d’ Eclipse)

-GERANIUM le 21 décembre (de Clémentine)

-GRENADINE le jour de noël (de Ulotte notre star parisienne)

-GAUFFRETTE le dernier jour de l’année (d’Eliette)

 

 

 

Tous les matins, en ce mois de janvier, après s’être occupé du troupeau, Gérard, mon mari, va allumer le feu sous l’alambic pour distiller le bon kirsch issu de la fermentation des cerises récoltées l’été dernier. C’est une vieille tradition dans la famille Lauler à laquelle chaque génération ajoute sa touche personnelle qui contribue à la richesse de ce véritable patrimoine de la Vallée de Villé.
Nous récoltons, sur les pentes au dessus de la ferme, d’anciennes variétés de cerises, petites, noires et très sucrés qui donnent à notre kirsch sa typicité et une légère note d’amande.
S’gildt !!
Je vous souhaite une belle et douce journée ensoleillée.
Myriam

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