Ferme Lindgrube

Après la pluie … le beau temps !

Et quel beau temps ! un soleil radieux et une douceur estivale,

une luminosité qui nous fait pétiller de bien être ;o)

Comme nous, la Nature se régale avec gourmandise sous les caresses de l’astre du jour rayonnant. Elle se prépare, discrètement mais avec frénésie, à un gigantesque feu d’artifice floral, une explosion en devenir de couleurs et de senteurs printanières. Ouvrons tout grand nos écoutilles !!

Dernière chute de neige sur les hauteurs début mars

Après tant de jours de pluie dont la Nature s’est également délectée goulument, il nous faut profiter de ce temps clément pour préparer les prés à l’imminente repousse d’herbe. Le passage de la herse de prairie sur toutes nos parcelles de pré, permet d’égaliser les taupinières, de réparer les trous creusés par les sangliers et d’aérer la terre en surface en grattant la mousse. C’est souvent une course contre la montre entre 2 périodes de temps pluvieux et avant que l’herbe ne pousse. Mais c’est un travail indispensable pour éviter de risquer de faucher dans les mottes de terre ou les taupinières lors de la fenaison, ce qui endommagerait notre matériel  et dégraderait la qualité de notre fourrage par la présence de terre dans le foin, source de spores butyriques, qui occasionnent des gonflements dans les fromages.

Juste après la pluie, en attendant que la terre sèche un peu avant de rouler dessus avec du matériel lourd, Julien et son frère Arthur, ont élagué les arbres aux abords de certaines parcelles  afin de faciliter le passage des tracteurs lors de la fenaison et de faire moins d’ombre sur le pourtour du pré, ce qui est plus favorable à la pousse et au séchage  de l’herbe en périphérie.

Maintenant que les terrains sont moins gorgés d’eau (ressuyés) et que l’action conjuguée du soleil et d’une petite bise tiède a commencé à assécher la terre, Julien en profite pour repartir avec le tracteur vider les fosses à lisier bien pleines et  l’épandre  sur les prés. Le lisier représente la partie liquide des déjections de nos vaches qui va servir à fertiliser la terre et à booster la toute jeune herbe. Le fumier, lui, constitué de la partie solide mélangée avec de la paille, sera composté quelques mois, avant d’être également épandu sur les prés et enrichir ainsi le sol en matières organiques. A l’étable aussi c’est le grand nettoyage de printemps !

Gérard vient tout juste de terminer la taille de nos nombreux fruitiers (cerisiers, mirabelliers, quetschiers, framboisiers, cassissiers) et des plantes d’ornements autour de la ferme. Il nous reste à ramasser les nombreuses branches éparpillées un peu partout.

Et demain, grosse journée de tracteur pour Gérard et les garçons, avec en tête de terminer de passer la herse de prairies avant la prochaine pluie annoncée le lendemain. Beau programme !

Beau soleil à vous !

Myriam

Dernière nouvelle : Notre belle vosgienne Image a la joie d’annoncer la naissance de son petit Nestor, né cette nuit

Absence d’alternance

Encore une année qui met notre endurance d’agriculteurs à l’épreuve…Et comme le dit l’adage : Les années se suivent mais ne se ressemblent pas…

Cette année, contrairement à l’année dernière, qui avait commencée par de grosses chaleurs, compromettant la pousse de l’herbe au printemps et limitant les réserves de hivernales, la météo nous a causé bien du tracas. En effet, la météo pluvieuse des mois de mai et juin, nous a empêché de commencer  les foins à la fin  mai comme d’habitude… Lire la suite »

Brèves…

Il y a quelques jours encore, il tombait des myriades de grosses plumes duveteuses… Spectacle féerique, inattendu…087

Nos yeux écarquillés, ont contemplé, émerveillés, ce tableau de toute beauté…

Un manteau de 10 cm de neige fraiche a rapidement recouvert les prairies déjà verdoyantes.

 

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Il semblerait que ce jour là, il soit tombé 60cm de neige sur les hauteurs , une aubaine pour les acteurs du Champ du Feu.084

 

 

 

 

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Le lendemain plus doux a lentement fait disparaitre ce paysage hivernal pour faire place, petit à petit, et au fil des jours, à une luminosité printanière annonciatrice d’une précoce explosion florale…

 

 

Récompenses pour nos eaux de vie – Paru dans les DNA et L’Alsace (janvier 2016)

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Cueillette des cerises dans des paniers en osier tressés par un artisan de la vallée

Cueillette des cerises dans des paniers en osier tressés par un artisan de la vallée

Kirsch et mirabelle titrent haut pour Gérard Lauler
Lorsque Gérard Lauler, agriculteur de la ferme Lindgrube (et distillateur) s’est soumis au jugement des experts de la Revue des Vins de France pour ses eaux-de-vie kirsch et mirabelle bios, son unique ambition était de se faire une idée de ce que sa production valait par rapport aux autres distilleries. Loin de lui l’idée d’être parmi les meilleurs de France !
Or le voilà arrivé 3ème pour le kirsch et 4ème ex-aequo pour la mirabelle parmi les 50 meilleures eaux-de-vie de fruits (sur 300 échantillons goûtés).
« Je suis un très petit par rapport aux grandes distilleries » constate-t-il, « Je suis très surpris par ce classement. L’eau-de-vie que j’ai présentée ne provient pas d’une cuvée spéciale, c’est celle que je vends tous les jours. » Car les premiers classés s’affichent « eau-de-vie d’exception », « hors d’âge » ou encore « grande réserve ». Sans compter l’écart de prix !
Alors, pourquoi cette qualité exceptionnelle ? C’est que le terroir local est reconnu depuis longtemps comme particulièrement adapté à la cerise. « Les sols sont schisteux, filtrants. La terre n’est pas riche, mais peu profonde. Le cerisier n’aime pas avoir les pieds dans l’eau », explique Gérard.
Indication géographique
Le cahier des charges de l’indication géographique Kirsch d’Alsace notifie explicitement les variétés pouvant être distillées. « Quelques cerisiers jamais traités viennent encore de mon grand-père. » Des noms de variétés, bien connues de nos aïeux, émergent : Kurzstelele (la meilleure ! Très petite et très sucrée, la dernière à mûrir, elle se décroche vite et reste saine longtemps, même à terre), Steinböckle, Tragkirsche, Bordelhanser… « Elles sont anciennes et résistantes. J’en ai essayé des nouvelles, mais elles tombent malades et comme je suis en bio, je ne traite pas », précise le lauréat. Curieusement, les cerises sur le versant Nord sont meilleures. « J’ai mis longtemps à comprendre », avoue-t-il. Voilà la clé de l’énigme : elles mûrissent à la période où les jours sont les plus longs. Sur ce versant, elles sont moins exposées au soleil et peuvent prendre leur temps.
Entre 3 et 7 tonnes de fruits par récolte
Les arbres, une bonne centaine, sont disséminés dans les pâturages, bien espacés, donc aérés et sans ombre, bénéficiant en plus de la fumure des vaches. Cueillette manuelle privilégiée (mais de moins en moins pratiquée) par manque de main d’oeuvre ! Ce qui se comprend aisément quand Gérard révèle que pour une année normale, il récolte entre 3 et 7 tonnes de ces fruits. Mais cet, hiver, tout comme en 1977, il ne distillera pas… Les rares cerises finiront dans les yaourts de la ferme.
Un clin d’oeil aux ancêtres (extrait du cahier des charges) : « En 1838, dans le val de Villé, le kirsch est de consommation habituelle. On le boit à grands verres, on y trempe même le pain des enfants. C’est un objet de première nécessité. Nos montagnards ne vivent que de pommes de terre, de lait caillé et de kirsch. » Le kirsch s’avère donc être le fer de lance des distillateurs de la vallée.
Des mirabelliers plantés en 1985
« J’ai été encore plus étonné pour la mirabelle que pour le kirsch ! La mirabelle est une spécialité lorraine », confie Gérard, « elle est fort demandée, car bien parfumée ». Les premiers arbres ont été plantés vers 1985, les fruits étant destinés aux yaourts. Tout naturellement, le surplus s’est retrouvé dans l’alambic ! Les mirabelles sont secouées sur bâches, ramassées et, étape capitale pour une meilleure qualité, triées à la main. Cette année, aucune mirabelle récoltée !
« La distillation, c’est une tradition qu’on va continuer » assure le fermier.
Et, malicieux, il conclut : « Lors des journées entre collègues, j’avais bien remarqué que c’était toujours mes bouteilles qui étaient d’abord vides ».
L.F.
© Dna – Edition de Sélestat – Mardi le 19 Janvier 2016 – Tous droits de reproduction réservés

 

portes ouvertes aux Amapiens

 

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Effectivement, quels moments délicieux nous avons passé tous ensemble ce dimanche 6 septembre où nous avons ouvert nos portes à vous les Amapiens qui nous soutenez tout au long de l’année par ce mode de distribution participatif et solidaire.
Des échanges riches et joyeux, des mets délicieux, une balade vivifiante, une démo de fabrication de savon captivante, e
t au final, de beaux liens tissés…

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Une mention004 spéciale pour les amapiens du Ruisseau bleu qui se sont déplacés en masse ;o)
pour les Schilikois qui
se sont distingués par leurs voix et leurs vannes  ;o))

et pour tous les autres qui se sont déplacés malgré la distance et l’annonce d’une météo mitigée.    012024

Grand Merci à tous pour votre présence chaleureuse qui a ensoleillée notre journée

Myriam

Canicule

Comme c’est difficile d’être agriculteur cette année …!

Cet été, la météo nous met vraiment à rude épreuve. La canicule qui s’est installée depuis quelques semaines fait souffrir Dame Nature et ses résidents. La toute jeune herbe qui commençait  juste à repousser après la coupe de foin, s’est mise à flétrir et a capitulé sous les assauts sans pitié de l’astre du jour en fusion. Lire la suite »

Reportage de Camille et David (avril 2015)

Bonjour, nous sommes,

David, WWOOFER belge (flamand) en séjour/découverte de 10 jours  et Camille, de l’école d’ingénieur de l’ISARA-Lyon en stage pour 3 semaines.

Nous avons la chance d’être ici à l’arrivée du printemps : avec les forsythias en fleurs, le saule en feuilles et les pâquerettes qui fleurissent dans le gazon. Maintenant nous espérons qu’avant la fin de notre stage nous aurons encore la chance d’admirer, tout autour de la ferme, les nombreux cerisiers en fleurs . Lire la suite »

Au petit matin…

Certains jours, au petit matin, avant d’aller travailler à la ferme, je quitte d’un saut la chaleur de la couette pour assister au levé majestueux de Dame Nature qui sort somptueusement de son sommeil, les yeux encore tout embrumés. Un vrai régal !

Je vous laisse admirer…043( N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour la voir plus nette )

 

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Portes ouvertes aux Amapiens


Ce dimanche 21 septembre, nous avons passé une bien belle journée riches de rencontres et de partages bien à l’abri dans notre garage aménagé pour l’occasion. Lire la suite »

Couleurs d’automne

079077Voilà que Dame Nature se drape déjà de son manteau de pourpre et d’or.

Au petit matin, elle s’enroule dans une écharpe de brume, tantôt épaisse et si tenace à nous cacher l’astre du jour afin de nous rappeler que l’hiver n’est plus très loin, tantôt s’effiloche comme une délicate dentelle pour se laisser caresser par les doux rayons du soleil automnal. Lire la suite »